STOP à la SOUFFRANCE


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STOP à la SOUFFRANCE

Le but de nos efforts est d’arrêter la souffrance des taureaux, des
autres bovins et chevaux dans les corridas et tout évènement cruel du
même acabit. Si nous mettons un terme à leurs souffrances, c’est à
notre souffrance que nous mettons également fin.
Mon professeur en psychiatrie sociale m’a dit une fois ceci : » Si
j’étais le témoin de toute la souffrance de la nuit dans une ville. je
pourrais passer le reste de ma vie sous étroite surveillance
psychiatrique". Quelques mois plus tard, en marchant dans une cave
sombre  de l’hôpital, je suis tombé sur le corps pendu encore chaud
d’une charmante jeune femme avec l’illusion que sa mort arrêterait la
souffrance dans ce monde. Ëtre le témoin de la souffrance peut même
vous rendre fou. C’est une menace pour notre santé mentale à nous tous,
jeunes et vieux.
La souffrance, celle  des gens, des animaux, de la nature est
communicative. Si la nature souffre, les animaux et les gens souffrent
également. Si nous avons un lien fort avec nos animaux familiers, nous
savons que les animaux et les gens sont capables de franchir les
frontières de nos espèces en partageant nos souffrances.
Quelle que soit leur forme de vie, les êtres sensibles, exposés à la
souffrance, la ressentent comme une maladie. Nous ne pouvons pas
échapper à l’impact physique et mental des images, du son et de l’odeur
de la souffrance.
Donc nous devons y mettre un terme.
En ce qui concerne nos actions jusqu’à présent, il me semble que nous
dépensons trop d’énergie et d’argent en efforts avec peu de résultats.
Avec  nos campagnes peu différenciées nous frappons principalement aux
mêmes portes, recevant les mêmes réponses des mêmes opposants qui
utilisent essentiellement  les mêmes arguments. L’urgence qu’il y a à
apporter un changement est altérée par notre système de  réseaux en
cercles fermés et repliés sur eux-mêmes.
 
Pour combattre une culture ou une tradition, il vous faut combattre un
peuple protégé par sa nation. Ces cibles sont trop difficiles à
atteindre.
De même que la religion, la culture et la tradition sont des
abstractions discutables avec de longues histoires ambivalentes qui ne
peuvent pas être balayées en une nuit.
Le fait d’infliger  la souffrance et la mort est un acte concret qui
peut être stoppé immédiatement, sur le coup.
Les gens réussiront à défendre la culture et la tradition mais ils ne
pourront jamais justifier la souffrance qu’elles causent.
 
Sur quels droits pouvons- nous nous fonder pour protéger de la
souffrance les gens, les animaux et la nature ?
Tous les « droits » sont des inventions  humaines fondées sur un
intérêt humain. Les droits sont passifs, nuls et non avenus jusqu’à ce
qu’ils soient activés par nous humains et transformés en une
législation solide et renforcée.
 
Il est clair que les animaux dépendent de nous pour accomplir cette
tâche. Aussi l’activation et  l’exercice des droits de l’animal – et
des droits de la nature en cette matière – est un devoir humain - je
tiens à mettre l’accent sur ce point  - c’est un devoir humain de
mettre fin à la souffrance.
En conséquence, c’est un droit humain d’exercer notre devoir humain de
mettre un terme à la souffrance.
Je suggère de nous concentrer sur la cible « neutre » :
« Stop Suffering » puisque du point de vue logique, moral et éthique,
nous ne pouvons pas être mis en échec sur cette question.
Si vous vous en tenez à ce point de vue, vous n’êtes pas entrainés dans
des problèmes relatifs aux  valeurs de la tradition, des niveaux
acceptables de souffrance, du végétarisme etc., 
“Stop Suffering”  a pour but la prévention " arrêter avant qu’elle  ne
commence”, pas à mi-chemin,  ni après que le dommage a été causé.
 
D’un point de vue légal, cela pourrait signifier un changement
d’orientation, à partir de la suppression des corridas jusqu’à la
suppression de tous les moyens  instrumentaux  de la torture  et de la
tuerie  ainsi que la suppression de toutes les sources de dommage 
public à  la santé mentale. Et nous avons besoin de protection légale
pour notre devoir humain d’arrêter la souffrance et de préférence que
ce soit  reconnu comme un droit humain. Alors qu’une législation
délétère protège les violations des droits des animaux, nous avons
besoin avant tout de mettre fin à une justice légale qui devient une
injustice sociale envers les animaux.
 
D’un point de vue psycho/medical, nous devons souligner l’impact
physique, mental et tranférable de la souffrance sur l’homme et
l’animal, y compris l’impact financier et social du dommage causé à la
santé publique sur notre société; et il serait opportun  de souligner
que  le sadisme socialement accepté est non seulement un problème de
santé mentale, mais aussi une menace à l’ordre public..
 
Etant limités en fonds et en nombre, nous devrions réfléchir sur notre
stratégie, nos tactiques  et l’efficacité de nos  campagnes et meetings.
 
Nous avons besoin de beaucoup de soutien pour être efficaces.
“Stop Suffering” recueillera plus de support de la part du grand public
que notre problème spécifique de corridas. Je ressens la même
implication chez les  amis  qui viennent en aide aux animaux égarés,
qui protêgent  les phoques, les baleines, les dauphins, les éléphants,
les loups, les rhinos et  la nature sauvage
D’innombrables associations de protection des Droits de l’Homme et des
Animaux partagent notre implication. Ainsi donc, pourquoi ne pas 
partager nos actions et objectifs  communs dans une structure forte et
efficace ?
Je suggère que nous ouvrions notre réseau fermé et que nous nous
tournions vers l’extérieur en construisant et en propageant des
structures et des réseaux efficaces.
Avec “Stop Suffering”, nous simplifions notre objectif, nous obtenons
plus de support, nous réduisons et compressons nos arguments et
éliminons des discussions stériles.
L’action directe contre la souffrance dans notre propre région a une
priorité première étant donné que nous sommes familiers avec nos
problèmes , notre culture, nos politiciens, nos administrateurs
régionaux et avec des solutions possibles (au niveau régional). Les
actions concrètes qui comptent sont là où on a besoin de nous et où
nous sommes physiquement présents.
Un réseau international peut être un soutien grâce au partage des
informations, de l’expérience et des stratégies de ses membres.
Mais il ne peut jamais nous diriger dans nos actions locales.
Donc je fais appel à vous pour considérer ces suggestions et pour
donner vos commentaires. Je pense que nous pouvons être plus
efficaces si nous changeons notre but et ouvrons nos réseaux fermés
afin d’ obtenir un soutien massif en vue d’ un objectif plus facile à
atteindre.
 
~ Marius Donker

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